Les
compétences
Ce sont les rencontres, les échanges, les partenariats entre toutes ces composantes essentielles qui constituent la clé et l’enjeu majeur du campus toulousain. Cette dynamique fédératrice de convergence et de mutualisation entre toutes ces compétences, ces talents et ces disciplines est au cœur du Campus de Toulouse Langlade. Elle permettra de mieux comprendre les origines de la maladie et de sa progression, de promouvoir et de mettre en œuvre des projets communs interdisciplinaires et inter organismes publics et privés, de développer une formation pluridisciplinaire d’excellence facteur d’attractivité des jeunes talents internationaux, de disposer d’une chaîne intégrée pour la prévention et le traitement du cancer ( recherche fondamentale, recherche technologique, recherche et essais cliniques, découverte et industrialisation de nouveaux médicaments et équipements). Elle permettra aussi de mener des actions de valorisation pour faciliter la prise de brevets et de licences, la création de nouvelles entreprises, la diversification et le développement d’entreprises existantes et la recherche de partenariats avec d’autres régions et d’autres pays.
De ce fait, les activités et les projets de l’ Oncopole de Toulouse se regroupent autour de cinq pôles, ou centres d’activités, que sont la clinique universitaire du cancer (soin aux malades et recherche clinique), la recherche publique, la recherche privée, l’innovation et la valorisation de la recherche ainsi que la formation.
1/ Le soin : l’institut universitaire du cancer
La prise en compte globale de l’homme et de la maladie est la mission centrale de l’ Oncopole de Toulouse . L’objectif est de faire reculer ce terrible fléau, qui a progressé de 60% en 20 ans en France, et de réduire l’inégalité d’accès aux nouveaux traitements.
L’intégration sur ce site d’un hôpital à côté d’un pôle de recherche publique et d’un pôle de recherche privée, particularité majeure du projet toulousain, a pour ambition de réduire significativement les délais entre la recherche et les applications cliniques. Elle constitue le creuset d’une dynamique porteuse d’améliorations concrètes pour les malades.
Ce pôle clinique original, innovant et d’envergure internationale, associe dans une structure commune (un groupement de coopération sanitaire), l’Institut Claudius Régaud, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU), le Groupement de Coopération Sanitaire de Cancérologie privé Midi-Pyrénées, regroupant les cliniques privées les centres de radiothérapie privés et une association de praticiens libéraux, l’Etablissement Français du Sang, le réseau régional de Cancérologie ONCOMIP, l’Université et les centres hospitaliers généraux qui se regroupent également en GCS.
Ce nouvel Institut Universitaire du Cancer constituera un ensemble hospitalier consacré principalement à l’innovation et à la recherche au bénéfice du patient. L’accès à ses plates-formes diagnostiques et thérapeutiques (consultations, blocs opératoires, plateaux techniques avec nouvelles technologies, lits et places) sera mutualisé. Ces diverses structures seront ouvertes à tous les partenaires du projet qui pourront éventuellement bénéficier d’une labellisation au titre de leur activité sur l’Institut Universitaire du Cancer.
L’Institut Universitaire du Cancer a vocation à constituer le modèle de ce que devront être dans l’avenir les futurs centres intégrés d’excellence en oncologie.
La conception a débuté et l’esquisse a été remise par le cabinet d’architecture "Viguier/Cardete & Huet", sélectionné en octobre 2007.

Le premier principe de son architecture est que l’ Institut Universitaire du Cancer est conçue comme un site et non comme un simple bâtiment. Le grand rectangle réservé au plan d’ensemble pour son implantation développera avec une égale importance le paysage et le bâti. En effet l’architecture et le paysage sont les fondements conceptuels de cette clinique dans la conviction que l’harmonie de leur relation crée les conditions propices à l’application des traitements et au bien être des patients et des personnels médicaux.
Cette posture va influencer la conception de la clinique elle-même dans ses formes, ses matériaux, et la conception de tous les services : favoriser une relation optimale entre le patient et l’équipe médicale par les espaces que le bâtiment propose ; faire en sorte que les espaces quels qu’ils soient créent une ambiance favorable aux traitements de par leur dessin, leur relation à la lumière et au paysage.
L’ouverture est prévue en 2012.
L’ Institut Universitaire du Cancer s’étendra sur 60 000 m2 et sera dotée de 312 lits réunissant notamment :
L’Institut Claudius Régaud dont les capacités sont inchangées (médecine, chirurgie, radiothérapie).
Des lits d’irradiation métabolique mutualisés entre le CHU et l’ICR
L’activité d’hémato-oncologie du CHU de Toulouse.
50 lits mis en commun entre le CHU de Toulouse et le GCS de Cancérologie privée de Midi-Pyrénées, partenaires du projet consacrés à l’innovation et à la recherche clinique en oncologie.
Mode organisationnel
- centre ambulatoire de diagnostic et d’évaluation pluridisciplinaire…
L’ Institut Universitaire du Cancer comportera un Centre Ambulatoire de Diagnostic et d’Evaluation Pluridisciplinaire. Ce centre constituera un lieu de regroupement de l’expertise médicale de l’ensemble des partenaires du projet. Il aura pour mission de proposer aux patients une prise en charge en consultation et/en hôpital de jour, lui permettant de bénéficier sur un même site et dans un délai le plus rapide possible, de l’ensemble des avis, examens et informations nécessaires au diagnostic de sa pathologie et à la proposition d’un plan de soins. Ce plan de soins proposera une orientation du patient vers l’ Institut Universitaire du Cancer, ou vers tout autre acteur de la prise en charge.
Dès à présent ce centre commencera à fonctionner sur le site de La grave en centre ville de façon à préfigurer dès à présent le fonctionnement futur, par l’installation de la Direction de Projet, d’un certain nombre de partenaires de l "Institut Universitaire du Cancer" : le Réseau ONCOMIP, les équipes du RTRS (Réseaux Thématiques de Recherche et de Soins).
- plateaux techniques...
L’ Institut Universitaire du Cancer sera dotée de plateaux techniques diagnostiques et thérapeutiques performants et de plates formes de recherche et d’innovation de haut niveau mutualisées avec les organismes de Recherche Publique.
Elle comportera notamment :
Un bloc opératoire de 5 salles
Une unité de soins intensifs
Un plateau technique de radiothérapie (7salles)
Une activité de curiethérapie
Un plateau technique de médecine nucléaire
Un Plateau d’Imagerie médicale diagnostique
Le laboratoire de biologie lié à l’activité d’hématologie du CHU et son laboratoire d’immunologie pour sa partie cytométrie de flux
Un service d’anatomopathologie
Une pharmacie oncologique spécialisée, point fort des équipes toulousaines
Une plate-forme de thérapie cellulaire avec l’Etablissement Français du Sang présent sur le site.
- Recherche clinique...
L’ Institut Universitaire du Cancer organisera son activité de recherche clinique, autour d’une Plate-forme de recherche clinique performante dotée d’une Unité de Recherche Clinique Oncologique et d’un Centre de Ressources Biologiques.
Les partenaires de l’ Institut Universitaire du Cancer participeront à cette activité de recherche clinique en favorisant l’inclusion de leurs patients dans les essais cliniques organisés au niveau de la Clinique Universitaire du Cancer. L’ Institut Universitaire du Cancer accueillera sur la base de projets clairement identifiés des équipes multidisciplinaires autour de thèmes de recherche sélectionnés par un Conseil Scientifique.
- Espace Régional du Cancer…
Avec l’Espace Régional du Cancer, qui sera animé par le réseau régional de cancérologie ONCOMIP, le pôle clinique mettra l’accent sur des actions de prévention, d’information et d’éducation pour la santé, renforçant ainsi l’équité du patient devant la maladie. Il sera aussi exemplaire, au-delà de la prise en charge thérapeutique du patient (notamment au travers d’une nouvelle "maison du patient" qui sera installée au sein du site de Langlade), dans son action en faveur de la réinsertion, de l’accompagnement et du soutien des malades et de leurs proches.
2/ La recherche publique
Le pôle de recherche publique regroupera les principales équipes de recherche concernées sur Toulouse de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et du monde universitaire représenté par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse ainsi que les Universités et Ecoles au premier rang desquelles l’Université Paul Sabatier, sur près de 10.000 m² de laboratoires.
Ce regroupement sur un même site permettra d’aborder la recherche par projets. A ce jour, plus de 300 chercheurs, ingénieurs, techniciens représentant 23 équipes de recherche pluridisciplinaires ont manifesté leur volonté de rejoindre l’ Oncopole de Toulouse. Ce projet de centre de recherche est inscrit au Contrat de Projets Etat-Région 2007-13.
A/ Trois défis attendent ce centre d’excellence de Recherche anti-cancer
- Devenir un centre d’expertise sur le cancer mondialement reconnu
Ce centre de recherche exclusivement dédié à la recherche sur le cancer doit renforcer le niveau de recherche fondamentale sur le site de l’Oncopole de Toulouse en ouvrant vers de nouveaux concepts et en accueillant de nouvelles équipes et de nouveaux chercheurs afin d’atteindre une visibilité internationale.
- Répondre à une cancérologie en mutation
Dans le domaine de la recherche thérapeutique, le développement clinique précoce de molécules "ciblées", issues de la recherche en transfert nécessite une refonte complète des procédures méthodologiques et une profonde réorganisation fonctionnelle du continuum soins-recherche ainsi que la constitution de plates-formes dédiées (ressources biologiques, imagerie fonctionnelle…).
Le pôle de recherche publique a pour ambition d’augmenter les capacités du centre de recherche de la clinique universitaire du cancer et développer les plateaux techniques dédiés au transfert entre la recherche fondamentale et la recherche clinique ; l’objectif étant d’accélérer la découverte et la mise en œuvre de nouveaux traitements. Parallèlement les avancées de la convergence des trois technologies clefs que sont les biotechnologies , les infotechnologies et les nanotechnologies apportent de nouvelles potentialités qui seront prises en compte pour favoriser l’innovation thérapeutique.
-Lancer une refondation de la recherche publique
L’enjeu de l’Association Oncopole de Toulouse est de passer d’un mode d’organisation de recherche publique resté vertical et cloisonné à un mode d’organisation où tous les professionnels privés et publics se mobilisent autour de projets communs d’envergure internationale. Ce souci permanent qui doit animer le pôle public de valoriser les retombées de la recherche publique vers le malade et vers l’économie sera facilité par la présence sur le même site de cliniciens et d’industriels.
B/ Les priorités du pôle de Recherche
Créer un centre de recherche exclusivement dédié à la recherche sur le cancer de taille suffisante pour atteindre l’excellence qui le rendra lisible au niveau international. Ce centre se construira sur les points forts, par le fléchage de recrutements ou l’accueil de nouveaux chercheurs ou enseignant-chercheurs. Il deviendra ainsi attractif pour de nouvelles équipes et de nouveaux chercheurs et pourra être présent dans les grands projets de l’Etat et de l’Europe.
Permettre le développement de programmes d’envergure et de nouveaux concepts issus de la collaboration des différentes équipes localisées sur le site. Le Réseau Thématique de recherche et de Soin (RTRS), qui regroupe l’ensemble des forces vives en recherche cancérologique de Toulouse, a déjà identifié des projets phares dans le domaine de l’innovation thérapeutique en cancérologie. D’autres existent déjà dans le cadre du pôle de compétitivité "Cancer-Bio-Santé", d’autres émergeront par "effet site".
Augmenter les capacités du Centre de Recherche et d’Investigation cliniques pour qu’il soit apte à répondre aux enjeux du futur, notamment dans le cadre des thérapeutiques ciblées des cancers. Les collections des matériels biologiques des patients (Centre de Ressource Biologiques), leur annotation et leur analyse sur les plates-formes dédiées au transfert, la prise en charge des patients devront faire l’objet d’un continuum. Ce centre de recherche sera en lien étroit avec les services de biologie, d’anatomie pathologique, l’Etablissement Français du Sang qui possède une grande maîtrise de l’ingénierie cellulaire et les plateaux techniques.
Faire émerger des projets transversaux innovants à l’interface de nombreuses disciplines et technologies, qui par ailleurs font partie du tissu scientifique toulousain existant, telles que la chimie, la physique, les mathématiques, les info-technologies et les nanotechnologies. En ce sens, la présence de l’ITAV sera le premier élément d’un dispositif qui sera étendu à terme.
Assurer de manière professionnelle les partenariats publics privés. Le Centre aura en son sein une équipe de vrais professionnels du partenariat et de la valorisation qui seront au service des chercheurs du pôle pour la préparation et la coordination des projets européens, pour le dépôt et le suivi de brevets et de licences, les négociations de propriété intellectuelle.
Créer de la valeur économique en s’appuyant sur une démarche de convergence et de fertilisation croisée entre les technologies clés, les équipes académiques, les cliniciens et les industriels
Mener des actions de valorisation pour faciliter la prise de brevets et licences, la création de nouvelles entreprises et le développement d’entreprises existantes,
Rechercher des partenariats européens dans le cadre d’Eurêka et du PCRD
C/ Thèmes de recherche / axes de recherche
La recherche s’appuie sur un trépied, recherche biologique, recherche technologique et recherche en transfert clinique qui sont associées dans des projets transversaux multidisciplinaires.
- La recherche biologique
La structuration des équipes de recherche toulousaines a permis d’identifier deux grands domaines de la biologie des cancers qui sont la signalisation cellulaire de l’oncogenèse et l’instabilité génomique. Ces équipes ont une expertise reconnue dans l’étude de points de contrôle cellulaire, la prolifération, la surveillance de l’intégrité du génome, la survie cellulaire, l’angiogénèse et le microenvironnement tumoral. Les projets et perspectives des travaux de ses équipes focalisent sur les thèmes novateurs en rapport avec :
Pour l’axe : Signalisation cellulaire de l’oncogenèse
La caractérisation des liens fonctionnels entre voies de signalisation et réponses cellulaires.
La définition des mécanismes moléculaires du fonctionnement de ces voies.
L’identification, les altérations de ces voies dans les cancers pour une meilleure compréhension des processus tumoraux.
Pour l’axe : Instabilité génomique
L’identification et la caractérisation de nouveaux mécanismes régulateurs de contrôle du cycle cellulaire.
L’élucidation des mécanismes qui assurent le dialogue entre le contrôle du cycle cellulaire et l’intégrité du génome, ainsi que l’étude de leurs altérations dans les cancers.
Pour ces deux axes, le but ultime consistera à identifier de nouveaux marqueurs des cancers et de nouvelles cibles thérapeutiques afin de favoriser l’évaluation du pronostic et d’améliorer l’efficacité de la réponse thérapeutique.
- La recherche technologique BioNanotechnologies et Nanomédecine
Ce thème s’appuie sur deux types d’infrastructures, des plateformes technologiques au sein de l’ITAV (annexe) d’une part et la centrale technologique nationale du LAAS-CNRS pour la conception, la fabrication et la caractérisation des nano systèmes d’autre part. Plusieurs projets sont développés notamment :
- Le Nano diagnostic : le but principal de cette thématique est de fabriquer et de valider des nano systèmes capables de détecter de très faibles quantités de marqueurs moléculaires, jusqu’à la molécule unique.
- Les dendrimères : la présence d’un très grand nombre de fonctions en périphérie de ces molécules permet un effet de synergie, dû à la proximité des sites actifs, induisant la multiplication inédite de certaines cellules immunitaires humaines du sang ayant une forte activité cancéreuse.
- Des nanoparticules d’oxyde de fer (CIRIMATb) et des nanoparticules cubiques de fer (LCCb) (magnétiques) sont élaborées en vue d’une utilisation anticancéreuse par hyperthermie .
D/ Thèmes de recherche en transfert
Plusieurs projets de recherche médicale en transfert, autour des thèmes fondamentaux précités sont nés des interactions étroites entre les chercheurs, les cliniciens, les anatomo-pathologistes et biologistes. Certains ont démarré, d’autres sont en cours d’initiation. Nombre d’entre eux sont labellisés par le Programme Hospitalier de Recherche Clinique ou l’INCa (Institut National du Cancer), l’ANR ou la DGE. La force de ces projets est de regrouper plusieurs équipes de recherche pour apporter des réponses à des questions majeures en cancérologie.
Les principaux thèmes abordés sont :
Pharmacologie clinique des thérapeutiques ciblées.
Mécanismes de la résistance biologique et clinique à l’hormonothérapie des cancers du sein et développements thérapeutiques.
Rôle de Kinases et Phosphatases comme cibles pharmacologiques dans les leucémies aigues.
La caractérisation de nouvelles translocations chromosomiques associées à des hémopathies malignes : cibles thérapeutiques.
Nouvelles stratégies thérapeutiques des cancers digestifs
Biologie de la résistance aux traitements par radiothérapie et innovation thérapeutique
Les « 3R », Recombinaison, Réparation, Réplication, comme signature péjorative des cancers du sein et du colon
Evaluation des ARN comme bio-marqueurs RIBO CANCER
Angiogénèse et microenvironnement
Certains de ces projets sont menés en association avec les partenaires Industriel du site toulousain, soit pour identifier par criblage haut débit de nouvelles cibles protéiques, des molécules à activité antitumorale, soit, dans le cadre de collaborations scientifiques, pour tester aussi bien au niveau pré clinique que clinique, des molécules originales issues de la recherche industrielle.
3/ La recherche privée
La recherche privée au sein de l’Oncopole de Toulouse sera représentée majoritairement par des grands groupes pharmaceutiques français et étrangers. L’engagement des acteurs industriels est considérable, tant sur le plan des investissements immobiliers que financiers.
Sanofi-Aventis
Ainsi, sanofi-aventis, troisième groupe pharmaceutique mondial et premier groupe européen, dispose aujourd’hui sur le centre de recherche de l’Oncopole de Toulouse d’un effectif de plus de 550 chercheurs et salariés. Le site de Toulouse (25 hectares à terme) est un des sites majeurs du groupe pour la recherche Amont, en particulier dans le domaine de l’angiogénèse tumorale.
La société a mis en œuvre un plan d’investissement qui l’amènera à
1 000 salariés en 2010 avec l’extension du site et la construction de 10 nouveaux bâtiments d’une surface totale utile de 80.000 m². Ainsi environ 300 M€ auront été investis pour le développement foncier et immobilier de ce site sur une durée de 10 ans (2000 – 2010).
Groupe Pierre Fabre
De son côté, le Groupe Pierre Fabre, laboratoire pharmaceutique d’envergure mondiale né en Midi-Pyrénées, a décidé de regrouper sur le site de l’Oncopole de Toulouse une partie importante de sa recherche, essentiellement en cancérologie, en regroupant ses équipes de recherche propre (centre de recherche en oncologie expérimentale, laboratoires de microbiologie, de biologie cellulaire) et les équipes mixtes CNRS-Pierre Fabre de l’Institut de Sciences et Technologies du Médicament de Toulouse spécialisées notamment dans le criblage à haut débit et la chimie des substances naturelles. Le regroupement de ces équipes de recherche ainsi que des équipes de développement pharmaceutique et l’intégration de structures de gestion des essais cliniques, donnera naissance à un site de R&D, doté de plateaux techniques spécifiques (biologie, chimie, développement pharmaceutique, …). Le bâtiment Pierre Fabre (conçu par l’architecte Roger Taillibert) dont la première tranche de 40.000 m² est d’ores et déjà terminée, abritera à terme près de 750 cliniciens, pharmaciens, chercheurs et techniciens. Cela représente un investissement de près de 130 M€.
D’autres groupes pharmaceutiques internationaux ont exprimé leur intérêt pour le projet de l’ Oncopole de Toulouse . Ainsi, GlaxoSmithKline (GSK), deuxième groupe pharmaceutique mondial, s’est déjà engagé, dans le cadre du pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé, à retenir Toulouse et son potentiel scientifique et économique, pour y développer de nouvelles coopérations dans le domaine du traitement du cancer. C’est 15 millions d’euros qui y seront consacrés avec un important partenariat entre les équipes toulousaines et le centre d’excellence mondial de recherche sur le cancer (CEDD Oncology) de GSK basé à Upper Providence aux Etats-Unis.
En 2010, plus de 2000 chercheurs privés seront accueillis sur l’Oncopole de Toulouse .
La présence sur le site de l’ Oncopole de Toulouse de professionnels de l’industrie pharmaceutique, en particulier au travers de leurs centres de R&D dédiés en grande partie à l’oncologie, constitue une clé de voûte de l’ Oncopole de Toulouse . En effet, elle permettra de promouvoir un continuum de la Recherche au Développement pharmaceutique, seul capable de promouvoir en son sein de nouvelles molécules et méthodologies de traitement des cancers. Le rôle de ces équipes est primordial pour valoriser les découvertes fondamentales et les décliner en terme de recherche appliquée à visée thérapeutique en oncologie. Dotées de ressources humaines et techniques importantes, ces sociétés ont déjà affirmé leur volonté d’entreprendre en partenariat avec les équipes académiques des programmes de recherche innovants et structurants, dans des domaines précis répondant à des besoins thérapeutiques et des enjeux économiques (lymphomes, cellules souches cancéreuses, angiogenèse…).
Des partenariats existent déjà, au travers de contrats de recherche, de laboratoires mixtes (UMR et UMS CNRS-Pierre Fabre), et de participation à des réseaux régionaux, nationaux et européens, dans des domaines variés (cliniques, technologies de criblage, outils de bio-production, modélisation moléculaire, etc…), de formation à et par la recherche. L’accès des partenaires industriels aux plate-formes technologiques du site (dans la mesure du respect de la propriété industrielle et des notions de confidentialité) est garant de la structuration de partenariats durables.
Le LFB , Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies
La dimension industrielle permettra enfin d’accélérer la prise en compte de l’enjeu des biotechnologies avec l’implication du Laboratoire de Fractionnement et des Biotechnologies. Le terme de bio production dans le domaine de la santé recouvre la production de vaccins ou de médicaments d’origine biologique (Biomédicaments).
4/ Innovation et Valorisation
Ce pôle englobe la création de l’Institut des Technologies Avancées des Sciences du Vivant (ITAV) ainsi que l’implantation d’une pépinière d’entreprises dédiée aux nouvelles entreprises du secteur des sciences du vivant (bio-, nano- et info- technologies).
Le pôle innovation et valorisation, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par la Communauté Urbaine du Grand Toulouse, est situé sur un ensemble immobilier total de 4.400m² soit un investissement de 10 M€ (dont 3M€ de l’Etat, 2,7 M€ du Grand Toulouse, 2 M€ de l’Europe, 1,3 M€ de la Région, 1 M€ du Conseil Général de la Haute-Garonne).
L’ITAV : un hôtel à projets de recherche pluridisciplinaires
L’Institut des technologies avancées en sciences du vivant (ITAV) est un centre de recherche interdisciplinaire autour de la biologie, dédié à l’innovation. Les développements scientifiques impliquent en effet, particulièrement autour de la Biologie, des interactions croissantes entre champs disciplinaires comme l’illustre la forte croissance de « secteurs hybrides » nouveaux comme la Bioinformatique ou les Nanobiotechnologies.
Cet institut de 2.000m² d’un nouveau genre interviendra dès son ouverture en septembre 2009 comme un véritable hôtel à projets favorisant l’accueil et le développement de projets originaux obligatoirement interdisciplinaires.
- Son rôle : favoriser les partenariats scientifiques et la pluridisciplinarité au service de l’innovation et du développement économique.
L’ITAV s’appuie sur les forces locales au niveau de la convergence Bio-Nano-Infotechnologies favorisant des thématiques interdisciplinaires autour des sciences du vivant retenues en raison de leurs perspectives d’application :
Biomathématiques, Bioinformatique, modélisation
Nanobiotechnologies
Imagerie in vivo
Interface chimie/biologie
Instrumentation et robotique biomédicales
L’institut se veut cependant largement ouvert vers d’autres domaines d’excellence du territoire toulousain en interaction avec les sciences du vivant, à savoir :
la chimie (Toulouse est parmi les premières dans ce domaine avec des laboratoires reconnus d’excellence internationale),
les sciences de l’ingénieur (la métropole toulousaine est considérée comme la première métropole de France en la matière),
les STIC et la micro-nanoélectronique (là également Toulouse fait partie des leaders nationaux).
Le principal objectif recherché étant d’accélérer encore la production de connaissances et de technologies innovantes appliquées en particulier à la médecine et notamment à la cancérologie.
- L’ITAV a deux missions principales :
- Accueillir temporairement (2-4 ans) des équipes pluridisciplinaires travaillant sur des projets transversaux rigoureusement sélectionnés par un conseil scientifique extérieur dans le cadre d’un appel d’offre international. Un premier appel d’offre de préfiguration a déjà été lancé portant sur la période 2005-2008. 6 projets sur les 27 présentés ont ainsi été sélectionnés et sont actuellement développés en réseau avant l’ouverture officielle de l’Institut. Le soutien de ces 6 projets mobilise une enveloppe financière de plus de 1,5 M€ grâce à des contributions du Conseil Régional Midi-Pyrénées, du CNRS, de l’Université Paul Sabatier, de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse et de la Fondation InnaBioSanté .
- Mettre à disposition des plateformes technologiques avancées… imagerie in vivo multiphoton ; imagerie moléculaire pour les nanobiotechnologies, chimie de synthèse parallèle…
- Conseil Scientifique International de l’ITAV
Président : Pierre Tambourin Directeur du GENOPOLE d’Evry
Axe Bioinformatique
Olivier Gascuel, Méthodes et Algorithmes pour la Bioinformatique - Montpellier – France
François Kepes, ATGC, CNRS UMR 8071 génopole - Evry – France
Axe Nanobiotechnologies
Josep Samitier, Laboratoire de Recherche en NanoBioIngéniérie (CREBEC), Parc Scientifique de Barcelone, Barcelone - ESPAGNE
Yong Chen, UMR 8640 PASTEUR, Département de Chimie Ecole Normale Supérieure, Paris - FRANCE
Jean-Marc Grognet, Directeur des affaires scientifiques CEA, Fontenay-aux-Roses - FRANCE
Jean Louis Viovy, Directeur Recherche, groupe Macromolecules et Microsystèmes en Biologie et Médecine, Institut Curie, Paris - France
Axe Robotique et instrumentation biomédicale
Michel de Mathelin, Pr Ecole Nationale Supérieure de Physique de Strasbourg - FRANCE
Philippe Cinquin, GMCAO Laboratoire TIMC IMAG , Institut d’Ingénierie et de l’Information de Santé, Faculté de médecine de Grenoble – France
Axe Imagerie
Line Garnero, UPR640 Neurosciences cognitives et imagerie cérébrale (LENA), Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), Paris – France
Dr Antal Rot, Novartis Institute for Biomedical Research, Vienne – Autriche
Axe Interface Chimie-Biologie
M. Eric Guittet, CNRS, Institut de Chimie des Substances Naturelles, UPR 2301 Paris - FRANCE
Gilles Gosselin, CNRS, UMR 5625 CNRS – Université Montpellier II, Laboratoire de Chimie Organique Biomoléculaire de Synthèse, Montpellier – France
Axe Transfert technologique, création d’entreprises
Bernard Pau, I2T-SA, Paris – FRANCE
Dr. Denis Pompon, LIPM, Centre de Génétique Moléculaire du CNRS Gif sur yvette - FRANCE
Présentation synthétique des 6 projets interdisciplinaires labellisés ITAV
La Nutripuce : Un microsystème de mesure pour le diagnostic biochimique des maladies métaboliques Rémy Burcelin Conception et mise au point de nouvelles sondes pour l’imagerie de fluorescence in vivo chez l’animal des événements cellulaires et moléculaires associés au cancer
NANOMULTIPLEX : Etudes systématiques de biomolécules uniques organisées en réseaux ordonnés par nanolithographie douce
HiT-CHIP : Biopuces diffractantes pour le criblage pharmacologique à haut débit
ALMA : Algorithmique du Mouvement et des Interactions Macromoléculaires
Analyse « en temps réel » des perturbations de la production du langage écrit. De la caractérisation des troubles à l’évaluation de l’impact des thérapies (pharmacologiques et/ou orthophoniques)
Le troisième worshop ITAV sur les nanobioechnologies se déroulera courant du mois de septembre 2008 et impliquera, entre autres, plusieurs équipes du LAAS, de l’INSA, du LCC, etc... et des spécialistes de haut niveau à Toulouse. Le programme scientifique est en voie de finalisation.
| Adresse internet : http://www.polebio.scsv.ups-tlse.fr/ITAV/ Version anglaise du site : http://www.polebio.scsv.ups-tlse.fr/ITAV/itav_en/index_en.htm Contact : Alain-Michel BOUDET, coordinateur ITAV, 05 62 19 35 21, amboudet@scsv.ups-tlse.fr Sandrine BARRERE, chargée de communication, 05 62 19 35 25, barrere@scsv.ups-tlse.fr |

- La pépinière d’entreprises : un hôtel de start-up dédié aux sciences du vivant
Cette nouvelle pépinière s’intègre au parc de près de 20.000 m2 de pépinières et d’hôtels d’entreprises mis en œuvre par le Grand Toulouse. Elle bénéficie, dans ce cadre, d’un réseau de services et d’accompagnement spécifiques.
Liée fonctionnellement à l’ITAV, dans un ensemble immobilier commun de grande qualité architecturale, la pépinière d’entreprises du Campus de Toulouse Langlade permettra d’accueillir, de manière simultanée, une quinzaine de start-up dans les domaines d’activités suivis par l’ITAV et le Cancéropôle. L’ensemble Pépinière/ITAV devrait être livré début 2009.
Ce rapprochement immobilier et fonctionnel permet en particulier d’assurer une liaison intime entre recherche appliquée et valorisation économique. Dans ce cadre, les entreprises installées dans la pépinière pourront notamment profiter des équipements scientifiques et de recherche utilisés par les équipes de l’Institut. Cette proximité permettra également d’optimiser les relations entre chercheurs et développeurs au travers des services communs et de programmes de rencontres et d’animation organisés au sein de ce pôle d’innovation et de valorisation. Ce nouvel équipement d’accueil des entreprises du secteur des sciences du vivant sera géré en cohérence avec les offres immobilières préexistantes sur les autres sites de Toulouse et de Labège.
L’ITAV a nécessité un investissement public de 9 millions d’euros et de 5 millions d’euros pour la pépinière d’entreprises :
| Institutions | ITAV | Pépinière |
|---|---|---|
| ETAT | 3 | 1 |
| EUROPE | 3 | 1 |
| GD Toulouse | 1 | 1,7 |
| REGION | 1 | 0,3 |
| Conseil Général | 1 | - |
Pour en savoir plus : y.huitric@grandtoulouse.org
5/ Formation
4 Universités, 3 Etablissements Publics Scientifiques et Techniques, de nombreuses grandes écoles, des acteurs du soin et de la recherche clinique, des Institutions :
- Ecoles et Universités :
La formation aux métiers des sciences du vivant participe de l’originalité du projet de l’Oncopole de Toulouse. Elle sera portée avec l’opportunité du plan quadriennal 2007-2010, par les Facultés de médecine et les universités de Toulouse (notamment l’Université Paul Sabatier Toulouse III), ainsi que les grandes écoles comme l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA), l’Institut National de Polytechnique de Toulouse (INPT), l’Ecole des Mines Albi-Carmaux, l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT), l’Ecole d’Ingénieurs de Purpan (EI Purpan), l’Institut Claude Régaud, l’IUT Informatique et Systèmes de Santé (Castres) ou encore du Centre d’Etude et de Formation hospitalière (Cahors).
- Prévoir les métiers de demain
Les différents acteurs universitaires et académiques offriront des formations pluridisciplinaires aux métiers de la Cancérologie, et plus largement en BioSanté, allant de la sensibilisation pré-universitaire jusqu’au post-universitaire ainsi qu’un renforcement de l’enseignement en formation continue.
Le rôle de l’Université dans la formation continue est primordial en raison de l’évolution des métiers, des réorientations des parcours professionnels individuels et de l’émergence de nouveaux métiers dans le domaine du médical et paramédical.
- Les atouts de la formation
Dans le cadre du pôle de recherche publique mis en place sur l’Oncopole de Toulouse par l’INSERM, le CNRS et l’Université, plusieurs projets pédagogiques et de formation sont à l’étude, dont : une offre de licences, un master élargi, la création d’une Ecole doctorale Biologie-Santé-Biotechnogies adaptée aux besoins des industriels et l’ouverture de formations à l’international (Masters, Universités d’été, écoles thématiques).
Une offre diversifiée de formation initiale et continue couvrant tous les champs de l’oncologie sera également proposée au sein de l’ Institut Universitaire du Cancer.
- Une dynamique en matière de formation


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